Bonjour Monsieur,Nous vous remercions pour votre réponse élogieuse et nous vous souhaitons une bonne continuation.Bien cordialement,Robin QUILESCollaborateur parlementaire
Emilie Chalas : Nous vous remercions pour votre réponse élogieuse et nous vous souhaitons une bonne continuation.
(salaire payé par les impôts de ceux qui votent pour vous)
Bonjour,Votre incapacité à apporter des éléments au débat qui ne soient soumis à la contradiction, à répondre aux questions et arguments de vos contradicteurs, ainsi que cette dernière réponse démontre bien de la volonté d'une absence de débat sur le sujet ; volonté qui est la votre, comme celle du gouvernement qui n'a ouvert aucune consultation sur le sujet, a agit à l'encontre des associations des usagers, n'a pas même soumis cette décision à l'Assemblée, ou se refuse à communiquer même au Sénat les résultats de l'expérimentation qui a eu lieu pendant 2 ans sur les 82km de RN7, RN151 et RN57.Croyez bien que cet anti-démocratisme se paiera dans les urnes.Bonne continuation à vous aussi.Prowler X.
Cher Mr Prowler X.,Vous m'interpellez au sujet de l'annonce faite par le Premier Ministre Mr Edouard Philippe, de sa volonté d'abaisser la limitation de vitesse sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central de 90 km/h à 80 km/h.Ma réflexion personnelle sur le sujet n'est pas complètement aboutie, car je n'ai pas suffisamment d'éléments pour pouvoir me prononcer.Le constat que je fais sur les routes de mon département, le Doubs, c'est effectivement que le nombre de morts sur nos routes ne diminuent malheureusement pas. Les services de gendarmerie font état de facteurs tels que la vitesse excessive, la consommation de drogues, et la grande voire très grande consommation d'alcool, facteurs parfois cumulés.La question que je me pose à ce stade, est que si l'on souhaite intervenir sur le facteur de la vitesse, je ne suis pas certaine que ceux qui aujourd'hui ne respectent pas les 90 km/h, respectent demain les 80 km/h. En fait, je suis même certaine que cela n'aura aucun impact sur ceux d'entre nous - de plus en plus nombreux - qui ne respectent déjà pas les règles aujourd'hui.Pour l'instant aucune mesure n'est annoncée pour agir sur les autres facteurs, tels que la conduite sous l'empire de drogue ou d'alcool. Usagère de la route, je ne peux que constater au quotidien le nombre croissant d'incivilités au volant et le comportement ahurissant d'usagers de la route qui semblent de plus en plus inconscients du danger qu'ils représentent, pour eux-mêmes et pour les autres : non respect des panneaux "stop" et des feux rouges, franchissements de lignes blanches, dépassements dans des zones dangereuses et sans visibilité, dépassements en pleine ville, stationnements sur des zébras, passages piétons ou trottoirs qui limitent la visibilité et obligent certains piétons à circuler sur la chaussée. L'inventaire n'est pas exhaustif et dans sa grande diversité, toutes ces infractions ont un point commun : elles ne peuvent pas être constatées par des automates. Si les contrôles de vitesse peuvent être facilement automatisées par des radars, les autres infractions nécessitent une présence accrue des forces de l'ordre sur les bords des routes, en ville comme en campagne. Toujours dans mon département, celui du Doubs, face aux chiffres alarmants de la sécurité routière, la préfecture a demandé en cours d'année une tolérance zéro face à ces infractions routières grandissantes, et qui ont provoqué de nombreux accidents et malheureusement, cela n'a pas suffit et de trop nombreuses personnes, des jeunes notamment, ont encore trouvé la mort sur nos routes (y compris en ville).Enfin, l'exemple du Danemark que vous connaissez sans doute, doit nous questionner sur la pertinence et l'opportunité pour la sécurité routière, d'abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h. J'attends les résultats des 3 expérimentations qui se sont déroulées en France, dans la Nièvre, en Haute-Saône et dans la Drôme, et bien que ces expérimentations ne se soient déroulées que sur 2 ans, nous ne pouvons pas généraliser une expérimentation sans que ces résultats aient été rendus publics et qu'ils aient prouvé leur efficacité.Bien évidemment, les arguments consistants à dire que la baisse de la vitesse permet en parallèle une baisse de la pollution et une baisse de la consommation d'essence, peuvent s'entendre, à condition que globalement sur nos territoires les problèmes récurrents d'embouteillages n'aillent pas croissant.Pour conclure, à l'heure actuelle et avec les quelques éléments que j'ai en ma possession, je ne suis pas favorable à cette mesure. Cette position pourra bien évidemment évoluer en fonction des différents éléments, arguments, et chiffres qui pourront être mis à notre disposition dans les jours et les semaines qui viennent et des débats qui s'en suivront. Malheureusement les parlementaires ne seront pas consultés sur le sujet.Bien cordialement,Mme Fannette CharvierDéputée de la 1ère circonscription du Doubs7 rue des artisans - 25000 BESANCONfannette.charvier@assemblee-nationale.fr03.81.41.24.69qui, lui vaut à son tour une réponse :[noae]CiterMadame Charvier,Pour vous aider à avancer dans votre réflexion encore inaboutie, je vous incite vivement (outre cet email de réponse poli, mais sans aucun doute « formaté » sur le sujet) à lire quelques-uns des liens documentés que je vous ai envoyé : - la vitesse serait en cause dans 32% des morts sur la route, et que la mortalité sur les routes départementales, sans séparation centrale implique 55% des cas, ça ne fait qu’un total que de (32%*55% soit) 18% des cas seulement, alors que l'alcool est lui impliqué dans 33% des cas, l'usage de stupéfiants dans 23% des cas, deux causes majeures, pourtant à peine évoquées lors de ce dernier CISR !!!- concernant l’expérimentation en cours depuis 2015, Emmanuel Barde, délégué interministériel à la sécurité routière refuse de fournir des données d’accidentologie, même au Sénat qui les réclame ouvertement. Pourtant, certains médias se seraient penché sur les chiffres d‘accidentologie disponibles auprès du ministère de l’intérieur, et dans ces portions de nationale, ils ne seraient pas du tout en faveur de la limitation à 80km/h.- pour ce qui est de la consommation et de la pollution, on peut rappeler que la vitesse moyenne de parcours réellement pratiquée sur les routes limitées à 90km/h était en 2014 de 82kmh/h selon l’ Observatoire national interministériel de la sécurité routière : il ne s’agira donc évidemment pas d’espérer une baisse moyenne de la pollution ou de la consommation à l’échelle nationale (ou départementale) avec un tel abaissement de la vitesse.Clairement une vraie politique de lutte contre l’alcoolémie, la conduite sous stupéfiants, l’usage du téléphone au volant, ou simplement le respect des priorités, des distances de sécurité, l’usage des clignotants, la formation et la sensibilisation des conducteurs (par exemple à l’école, puisque nous sommes ou seront tous un jour des usagers de la route),… et un entretien des routes correct (alors que leur état se dégrade sas cesse) serait autrement plus efficace que cette mesurette démagogique.Cordialement,Prowler X. 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Madame Charvier,Pour vous aider à avancer dans votre réflexion encore inaboutie, je vous incite vivement (outre cet email de réponse poli, mais sans aucun doute « formaté » sur le sujet) à lire quelques-uns des liens documentés que je vous ai envoyé : - la vitesse serait en cause dans 32% des morts sur la route, et que la mortalité sur les routes départementales, sans séparation centrale implique 55% des cas, ça ne fait qu’un total que de (32%*55% soit) 18% des cas seulement, alors que l'alcool est lui impliqué dans 33% des cas, l'usage de stupéfiants dans 23% des cas, deux causes majeures, pourtant à peine évoquées lors de ce dernier CISR !!!- concernant l’expérimentation en cours depuis 2015, Emmanuel Barde, délégué interministériel à la sécurité routière refuse de fournir des données d’accidentologie, même au Sénat qui les réclame ouvertement. Pourtant, certains médias se seraient penché sur les chiffres d‘accidentologie disponibles auprès du ministère de l’intérieur, et dans ces portions de nationale, ils ne seraient pas du tout en faveur de la limitation à 80km/h.- pour ce qui est de la consommation et de la pollution, on peut rappeler que la vitesse moyenne de parcours réellement pratiquée sur les routes limitées à 90km/h était en 2014 de 82kmh/h selon l’ Observatoire national interministériel de la sécurité routière : il ne s’agira donc évidemment pas d’espérer une baisse moyenne de la pollution ou de la consommation à l’échelle nationale (ou départementale) avec un tel abaissement de la vitesse.Clairement une vraie politique de lutte contre l’alcoolémie, la conduite sous stupéfiants, l’usage du téléphone au volant, ou simplement le respect des priorités, des distances de sécurité, l’usage des clignotants, la formation et la sensibilisation des conducteurs (par exemple à l’école, puisque nous sommes ou seront tous un jour des usagers de la route),… et un entretien des routes correct (alors que leur état se dégrade sas cesse) serait autrement plus efficace que cette mesurette démagogique.Cordialement,Prowler X.
Bonsoir Pour ma part je roule en Zoé. Donc quand je suis à 80km/h c’est déjà pas mal...le plus dangereux pour ma part étant son manque d’accélération et ses pneus, sans compter l’absence de suivi commercial dans le cadre de l’installation de la borne de recharge qui relève du parcours du combattant.Les éléments que vous donnez sont à prendre en considération. Certaines de vos analyses sont certainement justes, Mais je ne vous soutiens pas sur le fait que cette disposition ne soit faite que pour augmenter le nombre d’infractions. Celui-ci augmente tout simplement parce que nous français ne respectons pas les règles. Nous avons une tolérance de 5/10 km/h bien connue dont nous abusons aisément. En tant que constructeur, nous aurions pu attendre de votre part une proposition d’accompagnement pour modifier l’usage de la voiture et la rendre plus propre et plus sûre. De la part d’un industriel, nous aurions plutôt souhaité recevoir un mail précisant votre volonté d’innover et d’inventer la voiture de demain. (NDLR : ouais, faut dire que j'ai aussi utilisé ma boite pro. pour faire un peu de mailing, ça fait plus sérieux même si je sais être tout aussi con derrière un tritre ronflant )Au demeurant, je veillerai à ce que cela soit la dernière modification à la baisse. Bien à vous Frédérique Lardet CiterBonsoir Mme Lardet,Pour le fait que cette mesure puisse avoir été prise pour augmenter la verbalisation, je pourrais être d’accord avec vous si tous les véhicules étaient équipés de limiteur de vitesse (ce qui n’est pas encore le cas, avec un parc automobile dont l’âge moyen est de 9 ans environs), ou si à minima les limitations de vitesses étaient cohérentes et lisibles. Ce n’est là aussi malheureusement pas le cas non plus, avec notamment à l’approche des grandes agglomérations, des limitations de vitesse qui dépendent tantôt de la région, tantôt du ou plutôt des maires des communes traversées, conduisant parfois à de nombreuses variations de la vitesse autorisée sur de courtes distances, les rendant difficile à suivre, même avec toute la bonne volonté du monde.Par ailleurs, les expériences du périphérique parisien à 70km/h (au lieu de 80), comme de l’expérimentation à 80km/h sur 81km de nationales, ont bien démontrée que la verbalisation augmentait très nettement, d’un facteur 2 (à même nombre de radars considérés, puisqu’ils ont augmenté dans la période considérée) à même un facteur 6, par exemple sur la RN151 à Merry-Sec. Vue la manne que représente la verbalisation routière (pas loin d’un milliards d’euros par an, loin d’être affectés intégralement à la sécurité routière), je crains que cet aspect ne soit pas à négliger.C’est à titre personnel que je vous écris (même si j’espère en effet que mon poste puisse à ce titre me rendre plus crédible), non comme un « constructeur », même si je peux me ravir que vous ayez choisi une Zoé, et soyez sure que je travaille quotidiennement avec mes collègues à des véhicules plus propres et surs.Cordialement,Prowler X.
Bonsoir Mme Lardet,Pour le fait que cette mesure puisse avoir été prise pour augmenter la verbalisation, je pourrais être d’accord avec vous si tous les véhicules étaient équipés de limiteur de vitesse (ce qui n’est pas encore le cas, avec un parc automobile dont l’âge moyen est de 9 ans environs), ou si à minima les limitations de vitesses étaient cohérentes et lisibles. Ce n’est là aussi malheureusement pas le cas non plus, avec notamment à l’approche des grandes agglomérations, des limitations de vitesse qui dépendent tantôt de la région, tantôt du ou plutôt des maires des communes traversées, conduisant parfois à de nombreuses variations de la vitesse autorisée sur de courtes distances, les rendant difficile à suivre, même avec toute la bonne volonté du monde.Par ailleurs, les expériences du périphérique parisien à 70km/h (au lieu de 80), comme de l’expérimentation à 80km/h sur 81km de nationales, ont bien démontrée que la verbalisation augmentait très nettement, d’un facteur 2 (à même nombre de radars considérés, puisqu’ils ont augmenté dans la période considérée) à même un facteur 6, par exemple sur la RN151 à Merry-Sec. Vue la manne que représente la verbalisation routière (pas loin d’un milliards d’euros par an, loin d’être affectés intégralement à la sécurité routière), je crains que cet aspect ne soit pas à négliger.C’est à titre personnel que je vous écris (même si j’espère en effet que mon poste puisse à ce titre me rendre plus crédible), non comme un « constructeur », même si je peux me ravir que vous ayez choisi une Zoé, et soyez sure que je travaille quotidiennement avec mes collègues à des véhicules plus propres et surs.Cordialement,Prowler X.
vendu par l'état, mort par l'état du coup mais là ce n'est pas grave la sécu trinque et ils ne font rien contre!!https://i62.servimg.com/u/f62/11/12/65/38/tabac10.jpg
http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/quand-le-tabac-enrichit-l-etat-871008.htmlNDLR, pour faire court :- cout annuel direct du tabac : 16.3 milliards d'euros de frais de santés, , auxquelles il faut ajouter 3.3 milliards d’impôts non encaissés suite aux morts du tabac- recettes : 14 milliards d'€, auxquelles il faut ajouter 6.6 milliards de retraites non versées aux morts du tabacBilan : 1 milliards de gains annuels pour l'Etat. Sauf que ça néglige les couts sociaux indirect (appauvrissement des fumeurs et manque à gagner des entreprises en employant : 31.7 milliards !), et ça reste une vision à court terme.