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Les Ducati => La gamme SuperSport (à courroies) => Les Ducati de 1988 à aujourd'hui => Les SuperSport ie : 750-900-620-800-1000 (1998-2007) => Discussion démarrée par: Fift le 07 septembre 2025, 16H 38mn 49s
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Salut à tous,
Le week-end dernier, je fait la purge des liquides de frein et d'embrayage qui avaient 4 ans.
Pour les freins, pas de souci. Je vide, je remplis à la seringue par le bas, youpi je récupère du feeling à la poignée, nickel.
Pour l'embrayage, je fais pareil. Sauf que la poignée reste toute molle, y a une bulle d'air qui ne veut pas sortir.
Je laisse le bocal ouvert, la poignée à fond attachée au demi-guidon, tout ça pendant une semaine. Résultat : rien du tout, cette satanée bulle reste coincée.
En fait, le cul du maître-cylindre et le banjo qui va avec forment un point haut dans le circuit - et c'est encore accentué lorsque le guidon est braqué à gauche et la moto penchée sur la latérale.
Donc je démonte le bloc poignée/maître-cylindre/bocal, et le positionne de manière à ne plus avoir de point haut. Je titille un peu la poignée, j'entends "gloup-gloup" dans le bocal : la bulle d'air est partie.
Voilà, si jamais ça peut servir à certains.
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Ca peut oui :thumbsup:
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Sûr.
Contrairement à la légende qui amène certains à croire que bloquer soit le frein soit l'embrayage serré à fond permettrait de virer une bulle. C'est juste simplement impossible.
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Effectivement, si tu fermes le circuit, tu peux pas lâcher les bulles par le haut. Par contre faire des petits mouvements de la poignée en tapotant sur les durites peut faire se débloquer une bulle.
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Giz, oui et non : en fermant le circuit, la bulle d'air ne peut évidemment pas s'échapper. Mais en mettant le circuit en pression, ça permet d'accélérer la remontée de la bulle dans le cas où elle n'est pas coincée. Ensuite, quand on libère la poignée, la bulle s'échappe tout de suite.
Ceci dit, ce serait pareil avec la poignée relâchée, juste potentiellement un peu plus lent.
Par contre, s'il y a un point haut dans le circuit, appuyer sur la poignée ne sert effectivement à rien.
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Tapoter doucement sur le bocal du maître-cylindre (frein ou embrayage) avec le manche en plastique d’un tournevis, par exemple, permet aussi de faire remonter les bulles coincées ici et là. On les voit (très petites) à l’œil nu qui remontent. Faut être patient, par contre…
Pour la poignée maintenue serrée toute la nuit, Georges, ça aide à obtenir une poignée vraiment ferme, en fin de purge. Je ne l’explique pas. Mais je te garantie que ça fonctionne.
PS: Savez-vous d’où vient l’expression « Coincer la bulle »? En d’autres termes, tirer au flanc, glander, ne rien foutre?
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Guillaume, pour ce qui est de la SSie, vue la différence d'altitude entre le cul du maître-cylindre et le bas de la durit qui va au bocal, tapoter n'a pas suffi (j'ai oublié de préciser que j'avais commencé par ça). C'est pour cela que j'ai opté pour la méthode radical de ne plus avoir de point haut dans le circuit.
Coincer la bulle, pour moi, c'était un vocabulaire de dessinateur de BD ?
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Nope. Comme souvent avec ce genre d’expression, ça vient de chez les militaires… L’artillerie, plus précisément. :wink:
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Oui, je viens de voir:
Positionner à "l'horizontale" un arme, avec un niveau à bulle, tel qu'un mortier pour avoir un tir précis par la suite.
Coincer la bulle, c'était la positionner entre les deux traits.
Et pourquoi coincer la bulle = attendre, rien faire?
Parce que, après avoir réglé l'arme, des fois il se passait beaucoup de temps avant de l'utiliser à la demande des gradés/chefs. En a découlé "coincer la bulle" = "attendre - ne rien faire".
Je ne connaissais pas cette étymologie. :thumbsup:
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Alors c’est presque ce que les artilleurs m’ont expliqué. En effet, réglage de l’inclinaison du canon (qui détermine la trajectoire balistique du boulet/obus) se faisait avec un niveau à bulle.
Cela-dit, à l’époque (Napoléonienne?), ce niveau était sous le canon. Et lors du réglage, quelqu’un devait s’allonger sous le canon pour visualiser l’inclinaison, pendant que ses collègues bougeaient le fut. Et vu de loin, on pouvait croire qu’il faisait… la sieste.
:D
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Ah en fait c’est ça l’explication, merci ! :dribble:
En fait rien à voir avec une fausse manip de ma part, c’est juste la moto qui avait envie de glander !!!
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Premier test réaliste hier : il faisait chaud (26°) donc en rentrant la température moteur est montée à 142°C. L'embrayage n'a pas bronché ! Ca fait du bien, parce qu'un gros D2 sans embrayage dans Paris, ce n'est pas super, super facile à gérer :lol:.
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142 ou 102? 8O
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Ca va 142. Je crois qu'elle commence à râler à partir de 170° :D
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142 ou 102? 8O
142, en température d’huile.
En-dessous de 150 je ne m’inquiète pas.
En roulant, c’est entre 110 et 120 degrés. Donc dès qu’on arrive en ville après avoir fait de la route ça monte vite.